Nouveau modèle de Recherche Scientifique, Humaniste et Technologique de l'UAEMéx.

Il repose sur la science ouverte en tant que bien public mondial, axée sur la transformation sociale, l’équité, l’inclusion et la justice épistémique. Ce modèle apparaît comme une réponse critique au système commercial de la communication scientifique, qui a engendré l’exclusion, la dépendance à l’égard de indicateurs non transparents, des coûts de publication élevés et la subordination des programmes scientifiques aux intérêts éditoriaux privés.

Conformément aux cadres nationaux et internationaux tels que la Constitution mexicaine, la loi générale sur les sciences humaines, les sciences, les technologies et l’innovation, les recommandations de l’UNESCO et l’Initiative de Budapest pour le libre accès, l’UAEMéx reconnaît que les connaissances produites grâce à des fonds publics doivent être accessibles, réutilisables et partagées dans des médias en libre accès à but non commercial. De même, le multilinguisme est encouragé, en donnant la priorité à la langue locale et aux langues autochtones, et les livres et revues universitaires sont considérés comme des biens publics numériques.

Ce modèle favorise une transformation structurelle qui englobe les politiques, les infrastructures, les pratiques de recherche et un changement culturel. Parmi ses actions, on peut citer l’adhésion à la Déclaration de San Francisco sur l’évaluation de la recherche (DORA), l’adoption de modèles d’accès libre de type « Diamond », le renforcement des infrastructures ouvertes, la création d’un agenda stratégique de recherche axé sur les problèmes locaux et la mise en œuvre d’un système CRIS pour l’évaluation globale de la production scientifique.

Dans cette optique, l’évaluation de la recherche s’éloigne des indicateurs traditionnels, tels que le facteur d’impact, pour se concentrer sur des critères axés sur la pertinence sociale, l’impact, la qualité, la diversité et l’intérêt collectif. Le Secrétariat à la science de l’UAEMéx joue un rôle central dans la mise en œuvre de ce modèle, en promouvant la recherche, les biens publics de la connaissance, la science citoyenne, la vulgarisation scientifique, la perspective de genre ainsi que les liens sociaux et technologiques.

Dans l’ensemble, ce nouveau modèle consacre la science ouverte comme un axe stratégique visant à démocratiser la connaissance, à renforcer la souveraineté académique et à contribuer au développement durable et au bien-être social, selon le principe que la science doit être au service de la société et non uniquement du marché